La Bibliothèque JAL
Welcome !
Ici, c'est un forum-bibliothèque. Parmi la grande collection de livres que nous avons, tu trouveras ton bonheur, c'est sur !
Inscris-toi ou connecte-toi !



 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Chronique des Temps Obscurs • T2 Fils de L'Eau • Michelle Paver

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Comment as-tu trouvé ce livre ?
 A lire à tout prix !
 J'ai bien aimé
 Bien
 Ça peut aller
 Bof, j'ai été déçu
 Je n'ai vraiment pas aimé
Voir les résultats
AuteurMessage
Snowdreamer
Auteur
Auteur
avatar

Lecture en cours : Insaisissable T3 - Tahereh Mafi
Féminin Messages : 2431
Date d'inscription : 26/02/2011
Age : 17
Localisation : Dans un bouquin.

MessageSujet: Chronique des Temps Obscurs • T2 Fils de L'Eau • Michelle Paver   Ven 29 Juin - 17:25



Chronique des Temps Obscurs, T2 Fils de L'Eau (Six tomes) - Michelle Paver • 14,20 €

Résumé du livre
Il y a 6000 ans... Thorak, jeune orphelin de 12 ans, a trouvé refuge au sein du clan des corbeaux. Malgré ses efforts d'intégration, il se sent différent, investi d'une mission. Quand une terrible maladie, envoyée par les mangeurs d'âmes, s'abat sur tous les clans de la forêt profonde, il décide de partir seul à la recherche de l'antidote. Ses amis Renn et Loup le rejoignent dans l'aventure et l'épaulent. Sans cesse menacé, il fait preuve de courage et de ténacité. Sa quête va le conduire jusqu'à ses racines et au secret qui donne enfin un sens à son existence.

Extrait
Le soleil miroitait sur la haie de saules touffus. Soudain, le rideau d'arbres s'écarta, et elle apparut de l'autre côté du ruisseau.
C'était une femelle aurochs. Plus grande qu'un homme de haute taille. Pourvue de gigantesques cornes incurvées, propres à éviscérer un sanglier. Si elle chargeait, Torak était en très mauvaise posture.
Par malchance, il était sous le vent. Il retint son souffle en la voyant froncer sa gueule massive pour humer son odeur. Elle renâcla. Gratta la terre avec un sabot monstrueux.
C'est alors que le garçon remarqua son petit qui émergeait de derrière les saules. Son estomac se serra. Les aurochs sont des créatures paisibles. Sauf quand ils ont des petits.
Sans un bruit, Torak recula dans l'ombre. L'aurochs l'avait repéré ; mais, s'il ne l'avait pas effrayée, elle ne l'attaquerait peut-être pas. Il s'immobilisa : de nouveau, l'animal avait renâclé. D'un mouvement de corne, elle avait fouetté les hautes herbes qui l'entouraient. Le sort du garçon se jouait à cet instant précis.
La femelle s'étala dans la boue. Torak frissonna de soulagement : elle avait compris qu'il ne la chassait pas. Elle allait le laisser tranquille.
Le petit aurochs s'approcha de sa mère, glissa, tenta de se rattraper... et bascula. Sa mère leva la tête. Du museau, elle le remit sur pattes puis se roula sur le dos pour son plus grand plaisir.
Accroupi derrière un genévrier, Torak se demanda ce qu'il devait faire. Fin-Kedinn, le chef du clan, l'avait envoyé chercher un tronc de saule qu'il avait laissé à tremper dans le courant. Le garçon ne voulait pas rentrer au campement sans avoir accompli sa mission. Et il ne voulait pas non plus mourir piétiné par un aurochs en fureur.
Il décida d'attendre que le mastodonte s'éloignât.
On était aux premiers jours de la Lune Sans Obscurité. Une chape de soleil assommait la Forêt. Le chant d'un oiseau se réverbérait dans les frondaisons. Une chaude brise du sud parfumait l'air d'une douce senteur d'agrume. Peu à peu, les battements de cœur de Torak se ralentirent. Le garçon entendit des verdiers se disputer à grands cris de la nourriture dans un buisson de noisetiers. Tournant la tête, il avisa une vipère lovée sur un rocher. Il essaya de ne plus penser qu'au serpent. Mais, malgré ses efforts, c'est un autre animal qui accapara son esprit.
Loup.
Loup devait avoir pratiquement atteint l'âge adulte à présent. Que restait-il en lui du petit louveteau que Torak avait connu - ce petit animal qui tombait, maladroit, et quémandait des baies à son nouvel ami humain¹ ?
Le garçon ne voulait pas penser à lui. C'était trop douloureux. Loup était parti. Il ne reviendrait pas. Jamais. Torak devait se concentrer sur l'aurochs. Sur la vipère. Sur ce qui...
Le garçon sursauta. Il venait de voir un chasseur.
L'homme était sur la même berge que Torak. À vingt pas en amont. Face au vent. L'aurochs ne pouvait pas le repérer. L'ombre était trop dense pour qu'on distinguât ses traits ; cependant, Torak vit que, comme lui, le chasseur portait un gilet sans manches en peau de chèvre, un pantalon qui lui arrivait aux genoux et des bottes en cuir brut. Seule particularité : autour du cou, il portait une défense de sanglier nouée à un collier. Il appartenait au clan du Sanglier.
En temps ordinaire, Torak aurait été rassuré. Les membres de ce clan étaient plutôt alliés à ceux du clan du Corbeau, avec qui le garçon vivait depuis six lunes. Mais ce chasseur n'était pas normal. Quelque chose clochait. Sa démarche était curieuse. Il dodelinait de la tête. Et il visait l'aurochs.
Il portait deux haches de lancer à la ceinture. Il en dégaina une, qu'il soupesa et serra dans sa main droite.
Un fou ! Ce ne pouvait être qu'un fou ! Personne ne chasse un aurochs seul ! Dans la Forêt, nulle proie ne dépasse ces créatures en taille ou en force. En attaquer un seul ? Autant se trancher la tête tout de suite...
Inconscient du danger qui le guettait, l'aurochs barbotait dans la boue, grognant de joie d'être enfin libéré des moucherons qui l'assaillaient sur la terre ferme. Son petit jouait avec une touffe d'épilobe en attendant que sa mère eût fini.
Torak leva un pied et adressa de vifs signaux de la main au chasseur. « NON ! criait-il en silence. Recule ! Ne fais pas ça ! »
Le chasseur ne le vit pas. Il plia son bras musculeux. Visa. Et lança sa hache.
L'arme retomba à une main à peine du petit, qui recula, paniqué. La mère poussa un meuglement indigné. Se releva, flairant l'air à la recherche de son agresseur. Mais le chasseur restait invisible. Tant qu'il resterait face au vent, il ne s'exposait à aucun danger. Lui.
Torak le vit dégainer sa deuxième hache. Et comprit en un éclair ce qui risquait de se passer.
Si la hache atteignait son but, l'aurochs serait impossible à arrêter. Par contre, si elle n'était qu'effrayée, comme elle l'était à cet instant, au lieu d'être blessée, elle se contenterait peut-être d'une attaque préventive, puis elle s'enfuirait avec son petit. Il devait la protéger... pour se protéger lui-même.
Il sauta à découvert et, agitant les bras frénétiquement, il cria :
- Par ici ! Par ici !
Sa manœuvre réussit. En un sens : l'aurochs beugla, rageur, et fonça vers le garçon, qui bondit derrière un chêne. La deuxième hache s'enfonça dans la boue, à l'endroit où l'animal se trouvait un instant plus tôt.
En entendant l'animal franchir le cours d'eau, Torak paniqua. Pas le temps d'escalader le tronc. La bête était trop près. Déjà, elle grognait pour se hisser sur la berge. Déjà, les trépidations de ses sabots faisaient trembler le sol. Encore un instant, et...
Et rien du tout : l'animal avait pivoté, interrompant sa charge. D'un puissant mouvement de queue, elle avait indiqué à son petit de la suivre ; et elle s'était laissé avaler par les entrailles de la Forêt, abandonnant derrière elle un silence assourdissant.
Torak haletait. Sur son visage, la sueur dégoulinait à grosses gouttes. Appuyé contre le chêne, il fixait, incrédule, le chasseur qui continuait à dodeliner de la tête.
- Tu es fou ? rugit le garçon, le souffle court. Tu voulais notre mort ?
L'homme ne lui répondit pas. Ne le regarda seulement pas. D'un pas calme, il alla récupérer ses haches, les passa à sa ceinture et revint sur ses pas. Torak ne parvenait pas à distinguer ses traits. Par contre, les muscles puissants de l'individu et son grand couteau acéré avaient attiré son attention. Si le chasseur l'attaquait, son sort était scellé. Lui-même n'avait pas treize étés. Il n'était pas de taille à lutter contre une telle masse.
Mais l'homme n'était pas en état de l'agresser. D'un coup, il s'était plié en deux et s'était mis à vomir.
Oubliant sa peur, le garçon se précipita vers lui pour l'aider.
L'homme était à quatre pattes, à présent, crachant une bile jaune. Son corps était secoué de convulsions. Un grand hoquet le prit, puis il rejeta un caillot noir et visqueux qui avait la taille d'un poing d'enfant. On aurait dit... on aurait dit des cheveux.
Une brise souffla dans les branchages ; et, dans le rayon de soleil qui en profita pour se faufiler jusqu'à eux, Torak distingua le visage de l'inconnu pour la première fois.
Il s'arrachait des poignées de cheveux et de barbe. Par endroits, sa chair était à vif. Ses joues, son front, ses lèvres étaient semés de croûtes purulentes, d'une couleur jaunâtre qui rappelait celle des bouleaux galeux. De sa gorge sortaient encore des glaires et des cheveux. Quand ses nausées se calmèrent, l'homme se redressa sur ses talons et se mit à gratter une cicatrice sur son avant-bras.
Torak recula. Toucha le talisman de son clan - la fourrure de loup cousue sur son gilet. Mais qu'est-ce que c'était donc que ça ?
Citations
Aucune pour le moment

_______________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://snowdreamersbooks.blogspot.fr/
 
Chronique des Temps Obscurs • T2 Fils de L'Eau • Michelle Paver
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Chronique des Temps Obscurs
» Chronique des Temps Obscurs • T6 Chasseur de Fantôme • Michelle Paver
» [Michelle Paver] Chroniques des Temps Obscurs, tome 2 : Fils de l'eau
» [Michelle Paver] Chroniques des Temps Obscurs, tome 1 : Frère de loup
» Chroniques des Temps Obscurs

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Bibliothèque JAL :: Bibliothèque :: Fantasy/Fantastique :: Fantasy-
Sauter vers: