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 Licia Troisi

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Snowdreamer
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Lecture en cours : Insaisissable T3 - Tahereh Mafi
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MessageSujet: Licia Troisi   Mar 18 Oct - 23:11

• Licia Troisi







Licia Troisi est née à Ostie, une petite ville près de Rome le 25 novembre 1980. Après le lycée, elle s'inscrit à la faculté de physique et est diplômée en astrophysique et docteur en astronomie après avoir présenté une thèse sur les galaxies naines le 17 décembre 2004 à l'université de Rome " Tor Vergata ".


Elle est aujourd'hui en poste à l'observatoire de Rome et travaille en liaison avec l'Agence spatiale italienne.
Vers l'âge de 7 ans, Licia Troisi ecrit des histoires que ses parents
consignent dans un cahier bleu. Elle commence à écrire plus ou moins
lors de l'apprentissage de la lecture. Son premier écrit publié en 1987 est intitulé Le Mille e una...Licia . À huit ans, elle écrit un « roman » de 20 pages intitulé Sindy e Mindy, inspiré par le dessin animé Lovely Sara.


Au cours de ses années d'université, elle commence à lire des bandes dessinées, principalement des mange.


À 21 ans, elle commence à écrire le premier livre du cycle des Chroniques du Monde émergé. Après un an et demi d'écriture et six mois pour une première correction approximative, elle envoie son manuscrit à la Mandadori, qui a décidé de publier ses travaux.


Ensuite, elle a publié une nouvelle trilogie fantastique nommée Les Guerres du Monde émergé. En janvier 2009, elle publie le premier livre de sa nouvelle saga Légendes du Monde Émergé.




Vous êtes italienne et
« Chronique du monde émergé » est votre 1er livre paru en France.
Pourriez-vous nous en dire plus sur qui est Licia Troisi ?

Je suis écrivain et astrophysicienne. J'ai commencé à écrire quand j'étais enfant, dès que j'ai su lire, alors que ma rencontre avec
l'astrophysique a eu lieu un peu plus tard, vers l'âge de onze ans. Je suis mariée depuis un peu plus d'un an et demi avec un astrophysicien
comme moi.


Comment vous est venu l'envie d'écrire ?

J'ai toujours aimé raconter des histoires ; et quand j'ai appris à écrire, il m'a semblé naturel de mettre sur le papier les histoires que j'inventais en jouant.


Qu'aimiez-vous lire quand vous étiez enfant et adolescente ?


Quand j'étais petite, je lisais les grands « classiques » pour enfants : j'étais une passionnée de la série « Little Women » de Louisa May Alcott, et j'ai aussi beaucoup aimé « Le vent dans les saules » de kenneth Grahame. Puis, quand j'ai commencé à avoir un peu d'argent que je pouvais gérer moi-même, je me suis mise à acheter des livres d'auteurs contemporains ; adolescente, j'étais passionnée de Marquez, dont j'aimais beaucoup « Cent ans de solitude ».




Qu'est ce qui vous a poussé vers la littérature jeunesse et la Fantasy ?
?

En réalité, je n'ai pas exactement choisi d'écrire des livres Fantasy pour adolescents. Pendant longtemps, j'ai cherché une histoire autour de laquelle tisser toutes les idées que j'avais en tête. Lorsque je l'ai enfin trouvée, il se trouve que c'était un récit Fantasy, probablement parce que c'est un genre qui me convient particulièrement, à travers lequel j'arrive le mieux à m'exprimer.
Quant au choix du public, c'est surtout la maison d'édition qui l'a fait au moment de la publication.
A vingt ans, quand j'ai commencé à écrire « Les chroniques », je ne me suis pas posé le problème du public auquel je m'adressais. J'imaginais plutôt un lecteur type qui me ressemblait et qui avait mes goûts. C'est la maison d'édition qui a ensuite classé mon livre dans la catégorie « jeunesse ».



La Fantasy explose en ce moment, une sorte de redécouverte du public pour un style qu'on pensait réservé à JRR.Tolkien. Que pensez-vous de ce phénomène ?



Que cela répond de manière évidente à un désir assez profond chez les personnes de notre époque. Je crois que cela à voir avec le fait que le Fantasy renvoie à une dimension « élevée » de l'existence. Dans les livres Fantasy, les personnages sont toujours mus par de grands idéaux, même quand il s'agit de personnages négatifs. Je pense par exemple au Sauron de Tolkien, qui accomplit le mal par méchanceté intrinsèque. Dans la vie de tous les jours, au contraire, on a le plus souvent à faire à des personnes qui agissent à des fins mesquines. Même notre société a tendance à sous évaluer l'importance des idéaux, probablement à cause de la fin tragique qu'ont connu la plupart des grandes idéologies du siècle passé. Mais notre besoin d'idéal ne cesse pas pour autant d'exister, et c'est pourquoi on le retrouve dans la littérature.



Le chemin de la publication d'un livre est souvent très difficile comment cela s'est-il passé pour vous ?


J'ai eu beaucoup de chance. J'avais envoyé mon manuscrit seulement à deux maisons d'édition, Mondadori et une plus petite, à Rome, qui avait lancé un concours avec comme prix la publication. La seconde, sur laquelle je mettais plus d'espoir, ne s'est jamais manifestée, tandis que quatre mois plus tard, Mondadori s'est matérialisé sous la forme d'un appel de Sandrone Dazieri, auteur de « noir » et éditeur, qui me disait qu'ils étaient intéressés par mon livre et voulaient le publier.


Est-ce que la France est le premier pays où vos livres sont traduits ? Quel sentiment éprouve un auteur quand son « bébé » voyage dans le monde et enchante des millions de lecteurs ?

Non, ce n'est pas le premier pays où mon livre est traduit, il est déjà paru dans plusieurs autres pays parmi lesquels l'Allemagne et l'Espagne. Mais l'édition française est la première que je peux lire : même si je ne suis plus capable de le parler, je comprends assez bien le français, parce que je l'ai étudié à l'école... Cela me fait très plaisir de savoir que mon livre peut voyager très loin, dire des choses nouvelles à des gens qui vivent dans d'autres pays, et qui ont des expériences de vie différentes de la mienne. C'est une chose qui me rend assez fière.



De plus en plus de femmes choisissent d'écrire ce style de romans. Pensez-vous que ce n'est plus seulement le domaine des hommes ?


C'est évident. Il y a aussi énormément de lectrices passionnées par ce genre ; le Fantasy n'a pas de sexe, c'est un patrimoine qui appartient heureusement à tous, hommes et femmes, et que nous portons à l'intérieur de nous.


Vous êtes une auteure reconnue en Italie avec déjà plusieurs livres à votre actif (Chroniques du Monde Émergé en 3 tomes, Les Guerres du monde Émergé également en trois tomes) mais en plus de ça vous travaillez à l'agence spatiale Italienne, comment arrivez-vous à combiner les deux ? Jamais l'idée ne vous a traversée de ne consacrer votre temps qu'à l'écriture ?

Ce n'est pas facile de mener de front ces deux activités, mais l'astrophysique est une passion à laquelle j'ai consacré beaucoup de mon temps et qui m'a coûté pas mal de sacrifices. C'est pourquoi je voudrais continuer à la pratiquer, dans la mesure du possible. Ce qui est difficile, ce n'est pas tant d'arriver à concilier deux métiers, mais plutôt de trouver le temps pour tout le reste : la famille, les amis, le temps pour cultiver quelques « hobbies »... j'essaie de faire tout ce que j'aime, même si je dois parfois renoncer à certaines choses, et jusqu'ici ça fonctionne plutôt bien.



Vous avez choisi de mettre en avant des personnages féminins qui ont un lourd passé et des caractères bien trempés, pourquoi ?


J'ai choisi des héroïnes féminines parce que j'arrive plus facilement à m'identifier à elles, et je leur ai donné un passé « encombrant » parce que je crois que les personnages donnent le meilleur d'eux-mêmes, et se révèlent pour ce qu'ils sont réellement quand ils sont placés dans des contextes complexes, dans des situations difficiles, un peu comme les personnes réelles. En ce qui concerne leur caractère, je me suis inspirée de moi ! Mes personnages ont tendance à être forts physiquement, mais ils cachent souvent des faiblesses psychologiques, ce qui est exactement la manière dont je me perçois moi-même.


Nihal est le personnage phare de votre première trilogie, comment est-elle née ?


A l'époque, j'avais encore l'habitude de me raconter des histoires dans mon lit avant de m'endormir, des histoires qui s'enrichissaient nuit après nuit, exactement comme un livre que j'aurais écrit dans ma tête. C'est un de ces soirs que le personnage de Nihal m'est venu à l'esprit.



La guerre est le thème central de la trilogie. Pourquoi ? Pour dénoncer la violence ou parce qu'elle est devenue incontournable ?


Pour la même raison que celle que j'évoquais plus haut : la guerre est une situation terrible et extrême dans laquelle les personnages se révèlent pour ce qu'ils sont réellement. Et puis j'utilise la guerre comme une métaphore : c'est l'image de la bataille que chacun de nous doit mener contre lui-même, ou contre l'adversité de la vie. En même temps j'essaie de la montrer pour ce que je crois qu'elle est vraiment : quelque chose de terrible et d'insensé.



Ecrire sur des mondes imaginaires est-il un moyen de mettre en scène des situations ou des pensées plus facilement qu'en écrivant sur du « réel » ?


En ce qui concerne ma manière de ressentir les choses, c'est absolument vrai. Le Fantasy a un ensemble de caractéristiques qui me permettent d'exprimer au mieux ce que je sens. Par exemple, le fait qu'il s'agisse d'un univers « non-technologique » me permet de récupérer l'élément naturel qui me manque beaucoup dans ma vie de citadine ayant toujours vécu dans une grande métropole comme Rome. Le duel à l'arme blanche est aussi pour moi une parfaite métaphore de la rencontre entre deux manières de voir le monde qui s'affrontent, et qui sortent de toute façon modifiées de cette rencontre.


Qu'avez envie de dire aux lecteurs français qui vont découvrir le 1er tome de cette série ?



Que j'espère les divertir autant que je me suis divertie moi-même en l'écrivant.



Merci à Plume Libre pour cet interview.
Merci à Wikipédia pour les informations.
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Licia Troisi
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