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 Paroles de Poilus • Jean-Pierre Guéno

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myCat99
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Lecture en cours : Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre - Ruta Sepetys
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MessageSujet: Paroles de Poilus • Jean-Pierre Guéno    Sam 14 Déc - 14:21



Paroles de poilus (Nouvelle édition de 2013) - Jean-Pierre Guéno (avec Yves Laplume) • 3€

Résumé du livre
Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans et étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, ouvriers ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers... Voyageurs sans bagages, ils durent quitter leur femme et leurs enfants, revêtir l'uniforme mal coupé et chausser les godillots cloutés... Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures. Huit mille personnes ont répondu à l'appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu'ici éparpillées, de ces poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour. Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d'humanité...

Extrait
Mercredi 5 mai 1915.


Chérie,


Voilà le baptême du feu, c'est chose tout à fait agréable, tu peux le croire, mais je préférerais être bien loin d'ici plutôt que de vivre dans un vacarme pareil.C'est un véritable enfer.L'air est sillonné d'obus, on n'en a pas peur pourtant:nous arrivons dans un petit village, ou se fait le ravitaillement; là, on trouve dans des casemates enfoncés dans la terre les gros canons de 155; il faudrait que tu les entendes cracher, ceux-la; ils sont à cinq kilomètres des lignes, ils tirent à 115 sur l'artillerie "boche".


On sort du village à l'abri d'une petite crête, là commencent les boyaux de communication; ce sont de grands fossés de 1 mètres de large et de deux mètres de profondeur; nous faisons trois kilomètres dans ces fossés, après on arrive aux tranchées qui sont assez confortables.De temps en temps, on entend siffler quelques balles, les "boches" nous envoient quelques bombes peu redoutables; nous sommes à deux cents mètres des "boches", ils ne sont pas trop méchants.Je me suis promené à huit cents mètres sur une route, à peine si j'en ai entendu deux siffler; nous avons affaire à des Bavarois qui doivent en avoir assez de la guerre, ça va changer d'ici quelques jours.


Nous faisons des préparatifs formidables en vue des prochaines attaques.Que se passera-t-il alors, je n'en sais rien, mais ce sera terrible car à tout ce que nous faisons nous prévoyons une chaude affaire.J'ai le coeur gros mais j'attends toujours confiant; nous prévoyons le coup prévu avant dimanche.Si tu n'avait pas de mes nouvelles après ce jour,c'est qu'il me sera arrivé quelque chose, d'ailleurs tu en seras avertie par un de mes camarades.Il ne faut pas se le dissimuler, nous sommes en danger et on peut prévoir la catastrophe; sois toujours confiante malgré cela parce que tous n'y restent pas.


Alphonse.


Neuf jours après avoir écrit cette lettres,Alphonse X a été tué par un obus.

- - - - - -
2 août 1914


J'ai embrassé mes camarades et le sergent tout à l'heure au départ.Combien reviendront ? Je suis écoeuré par ce que je vois.Un commandant absolument abruti: il perd ses gants et son carnet en cinq minutes et m'explique vaguement qu'il est très fatigué du voyage, pendant que je le conduis chez le tailleur changer d'écusson.Quel commandant ! On peut trembler en voyant cela et aussi tous ces réservistes, saouls, qui se vautrent sur le trottoir en bas.Et pourtant: En avant ! Si je ne me battais pas, je souillerais à jamais toutes mes heures futures.Plus de joies pures,plus d'enthousiasme, plus d'exaltation pour le Beau.Car je rougirais d'avoir tremblé pour ma vie ! Pour oser regarder le soleil mourir sur la mer, il faut avoir osé soi-même regarder la mort en face.


Maurice Maréchal.
Citations
« De loin la pensée vigilante des mères nous fait comme une enveloppe mystérieuse à notre âme s'emmitouflant à moindre froid et à moindre peur. » 

« Aimer... C'est tout ce qu'on peut s'imaginer de plus doux, de plus fort, de plus beau. C'est le sacrifice et la possession réciproque de deux être unis pour la vie... »

« Le vrai bonheur ne se trouve pas dans la richesse et les honneurs, mais dans le devoir vaillamment accompli, ainsi que les bonnes actions. »

« C'est un des problèmes les plus poignants d'une guerre, de choisir par avance lesquels de ses défenseurs-nés une nation doit offrir les premiers au sacrifice. »

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