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 World War Z • Max Brooks

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Lady Swan
Ancien Staffeur
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Lecture en cours : City of Lost Souls de Cassandra Clare
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MessageSujet: World War Z • Max Brooks   Lun 22 Avr - 1:57



World War Z  - Max Brooks • 7.60 euros

Résumé du livre
La guerre des Zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l'ensemble de l'humanité. L'auteur, en mission pour l'ONU - ou ce qu'il en reste - et poussé par l'urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruine qui jadis abritaient des millions d'âmes jusqu'aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Il a recueilli les paroles d'hommes, de femmes, parfois d'enfants, ayant dû faire face à l'horreur ultime. Jamais auparavant nous n'avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l'existence - de la survivance - humaine au cours de ces années maudites. Depuis le désormais tristement célèbre village de Nouveau-Dachang, en Chine, là où l'épidémie a débuté avec un patient zéro de douze ans, jusqu'aux forêts du Nord dans lesquelles - à quel prix ! - nombre d'entre nous ont trouvé refuge, en passant par les Etats-Unis d'Afrique du Sud où a été élaboré l'odieux plan Redecker qui finirait pourtant par sauver l'humanité, cette chronique des années de guerre reflète sans faux-semblants la réalité de l'épidémie. Prendre connaissance de ces comptes-rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l'effort en vaut la peine, car rien ne dit que la 2ème Guerre mondiale sera la dernière.

Extrait
[…] Les zombies ont fini par dépasser la première ligne de tir, celle qu'on avait désignée en priorité pour les MLRS. Je n'ai même pas entendu partir les roquettes, tellement ma cagoule étouffait les bruits, mais je les ai clairement vues filer droit vers leurs cibles. J'ai pu admirer leur descente et la séparation de la coque qui laisse la place à des myriades de petites bombes aux ailerons en plastiques. À peine la taille d'une simple grenade à main, un explosif antipersonnel avec des capacités perforantes assez limitées sur les blindages. Elles se sont éparpillées sur les Zombies et ont explosé en touchant la route ou les épaves de voitures. Les réservoirs, encore à moitié plein ont sauté comme des petits volcans, crachant de véritables geysers de flammes et de débris. Ça a renforcé l'effet « pluie d'acier ». Honnêtement, c'était trop la fête, tout le monde hurlait de joie dans les micros et moi avec pendant que les goules cramaient. Il devait y en, je ne sais pas... Quelque chose comme une trentaine, peut-être quarante, cinquante zombies, sur huit cents mètres de voie rapide. Le bombardement en a bousillé au moins les trois quarts.


Seulement les trois quarts ?


[Todd termine sa cigarette en une seule longue bouffée rageuse, puis s'en rallume immédiatement une autre.]

Ouais, et c'est peut-être ça qui aurait dû commencer à nous inquiéter. « La pluie d'acier » les a tous touchés, le shrapnel les a mis en pièces. Putain, il y avait des morceaux partout sur la route. Ils perdaient littéralement leurs membres en avançant vers nous... Mais les tirs à la tête... C'était le cerveau qu'il fallait bousiller, pas le corps. Et tant que leur matière grise fonctionnait encore et qu'il leur restait un peu de mobilité.... certains continuaient à marcher. Et ceux qui ne pouvaient plus, ils rampaient. Ouais, tu m'étonnes qu'on aurait dû se poser des questions, mais voilà, pas de bol, on n'avait pas le temps.
De quelques zombies, on était passé à toute une flopée. Beaucoup plus nombreux. Par douzaines, maintenant, et collés les uns aux autres entre les bagnoles qui brûlaient. Le truc marrant, avec les zombies... c'est qu'on s'attend toujours à ce qu'ils portent leurs plus beaux costumes. C'est comme ça que les médias les décrivent tous sapés comme des princes. Des G en costard-cravate ou en robe, genre soirée caritative, mais morts. Tu parles. Ils ne ressemblaient pas du tout à ça. La majorité des infectés, je veux dire les premiers, ceux qui ont fait partie de la première vague, ils sont morts à l'hosto ou chez eux, dans leur lit. La plupart d'entre eux avaient seulement une blouse d'hôpital, un pyjama ou une chemise de nuit ou... carrément à poil, même. On voyait très bien leurs plaies toutes séchées, les cicatrices des escarres, toutes ces marques, là, ça nous faisait frissonner, même engoncés comme on l'était dans nos armures surchauffées.
La seconde « pluie d'acier » n'a pas eu la moitié des effets de la précédente. Les réservoirs avaient déjà tous sauté et maintenant, les zombies s'agglutinaient les uns aux autres, ce qui limitait les éventuelles blessures à la tête... Je n'avais pas peur, pas encore. Ok, je n'avais plus vraiment de jus, mais j'étais sûr que ça reviendrait à la seconde même où les zombies poseraient le pied sur la deuxième limite de tir.
Une fois de plus, je n'ai rien entendu quand ils ont tiré les paladins, mais les obus, putain, oui, je les ai entendus quand ils sont tombés. C'était des HE 15 standard, tête explosive avec chambre à fragmentation. Et ils ont causé encore moins de dommages que les roquettes !


Pourquoi ?


Pas d'effet ballon. Quand une bombe explose à côté de vous, ça fait bouillir tous les fluides internes et ça vous fait littéralement gonfler, comme un ballon. Mais ça ne marche pas comme ça avec les Zombies, sans doute parce qu'ils n'ont plus de fluides du tout, c'est presque du gel, en fait. J'en sais rien, mais en tout cas, ça sert à que dalle. Même chose pour le SNT.


Le SNT ?


Sudden Nerve Trauma, traumatisme nerveux instantané, je crois. Un autre effet des explosions rapprochées. Parfois, le traumatisme est si fort que tous les organes, le coeur, le cerveau, tout ça se déconnecte d'un coup comme si Dieu décidait personnellement de vous niquer en appuyant sur l'interrupteur. Une histoire d'impulsions électriques, vous voyez le genre, mais j'en sais rien, moi, je ne suis pas docteur, merde.


Et pas de SNT, donc ?


Non, pas une seule fois ! Je veux dire... Attention, hein, je ne dis pas que les zombies ont traversé l'orage tranquilles, sans s'inquiéter. J'ai vu des G se faire littéralement désintégrer, j'en ai vu sauter en l'air et retomber en morceaux ; j'ai vu des têtes, des têtes VIVANTES avec les yeux grands ouverts et la mâchoire béante filer comme des feux d'artifice.... On les dézinguait, ça, c'est sûr, mais pas assez vite !
Le flot des zombies ne s'est pas ralenti, bien au contraire, un vrai fleuve, un torrent de cadavres qui boitaient, qui gémissaient, qui se piétinaient les uns les autres en avançant vers nous au ralenti comme une grosse vague bien compacte.
La seconde zone de tir, c'était l'affaire des armes lourdes et des blindés. Les canons de 120 des tanks, les mitrailleuses des Bradleys et les missiles FOTT. Les Humvees sont passés à l'action, eux aussi, avec leurs fusils mortier, leurs missiles et les mark-19, un genre de fusil-mitrailleur, mais qui tire des grenades. Les Hélicoptères comanches nous sont passés à quelques mètres au-dessus de la tête, avec leurs mitrailleuses et leurs roquettes Hydra.
C'était un vrai cauchemar de végétarien, un abattoir géant... Une espèce de nuage de chair s'éparpillait au-dessus de la horde.
Rien ne peut survivre à ça, je me souviens avoir pensé, et pendant un bon moment, ça a été le cas... Jusqu'au moment où les tirs ont cessé.[...]
Citations
On lui a donné toutes sortes de noms: la Crise, les Années noires, le Fléau rampant; et d'autres plus modernes ou plus branchés, comme la Z ème Guerre mondiale, voire la Première Guerre Z. A titre personnel, je n'aime pas beaucoup cette dernière appellation, dans la mesure où elle implique une Seconde Guerre Z. Pour moi, cette tragédie reste avant tout la Guerre des Zombies, et si certains s'avisent à critiquer la rigueur scientifique de l'expression, je les mets au défi de trouver mieux pour désigner les créatures qui ont bien failli nous exterminer. Zombies.

Vous comprenez quelque chose à l'économie, vous ? Je veux dire, le bon gros capitalisme d'avant-guerre ? Vous avez pigé comment ça marchait ? Moi pas. Et ceux qui affirment le contraire racontent des conneries. Il n'y a rien d'absolu là-dedans, aucune loi scientifique, rien du tout. Tu gagnes, tu perds, tout ça, c'est de la merde. La seule règle qui signifie quelque chose pour moi, c'est un prof d'histoire qui me l'a apprise [...]. Pas d'économie, hein, d'histoire. "La peur, il disait, c'est la peur la plus précieuse matière première de l'univers." Ca m'a calmé tout net. "Allumez la télévision, qu'est-ce-que vous voyez ? Des gens qui vendent leurs produits ? Non. Des gens qui vendent la peur que vous éprouvez à l'idée de ne pas les avoir." Putain que c'était bien vu ! Peur de la vieillesse, peur de la solitude, peur de la pauvreté... La peur, c'est l'émotion la plus primitive qui soit. Primaire, presque. C'est devenu comme un mantra pour moi. "La peur fait vendre."

Demandez à n'importe qui. Comment les alliés ont-ils fait pour gagner la Seconde Guerre mondiale ? [...] Quiconque possède ne serait-ce qu'un vague semblant de compréhension de ce conflit vous les donnera, les trois vraies raisons : primo, la capacité à produire plus de matériel. Plus de balles, d'obus et de bandages que l'ennemi. Secundo, l'abondance de ressources naturelles pour le produire, ce matériel. Tertio, les moyens logistiques pour acheminer les matières premières vers les usines, mais également les produits finis vers le champ de bataille. Les Alliés disposaient des ressources de l'industrie et de la logistique de toute une planète. L'Axe, lui, dépendait entièrement de ce qu'il réussissait encore à gratter à l'intérieur de ses frontières. Mais cette fois, l'Axe, c'était nous. Les morts-vivants contrôlaient la majorité des terres émergées [...]


_______________
"Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie."
Johannes Wolfgang von Goethe

CREDIT: Luchadora
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MessageSujet: Re: World War Z • Max Brooks   Lun 22 Avr - 1:58

Je m'intéresse de plus en plus aux romans tournant autour de l'univers des zombies et celui-ci est indéniablement le meilleur que j'ai lu jusqu'à présent. Max Brooks laisse tomber le côté humoristique que la plupart des auteurs de ce genre utilise le plus souvent. J'ai entre les mains un livre beaucoup plus sérieux et tellement bien décrit qu'il semble vrai! Je pense pouvoir affirmer que c'est un coup de coeur.

Tout d'abord, l'histoire est présentée d'une manière assez originale. Chaque section du livre relate une partie de la guerre des zombies allant des premiers symptômes jusqu'à son dénouement. Les chapitres sont des témoignages qu'à récolté un américain, employé de l'ONU. Il silionne le monde en quête des récits de guerre de gens qui l'ont vécus allant des États-Unis au Japon en passant par Israël. J'ai adoré que les faits sont présentés avec autant de sérieux et de crédibilité. L'auteur intègre étrangement bien des faits historiques ,notamment avec ses nombreuses références aux guerres du vingtième siècle. De plus, il aborde toutes les facettes de la guerre tel que les stratégies militaires, les grandes batailles, les différents fronts, les réactions sociales, économiques et politiques. C'est un roman à la fois très bien documenté et très réaliste. Vous allez me dire que "réaliste" n'est peut-être pas le bon mot pour décrire un livre sur les zombies, mais c'est pourtant le seul que je trouve! La manière dont le tout est expliqué rend l'histoire très crédible et on pourrait avoir l'impression que c'est un événement historique.

J'ai bien aimé le côté tragique de ce roman et la critique du monde dans lequel nous vivons qui en ressort. Par exemple, l'individualisme qui est un thème qui revient assez souvent. Les témoignages, pour la plupart, sont très poignants parce qu'ils relatent des faits invraisemblables de gens qui ont vécus la grande guerre des zombies. Ils sont cohérents entre eux et il faut souvent aller chercher des informations de d'autres témoignages et se souvenir des personnages qui sont passés.

Le seul point négatif que je trouve à ce roman c'est le manque d'explications en ce qui concerne les armes. Les termes sont très techniques, mais ne gâchent pas non plus la lecture.

Bref, je ne peux que conseiller ce roman qui saura plaire à tous les amateurs de zombies!

Vivement la sortie du film qui semble très bien fait *.*

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Johannes Wolfgang von Goethe

CREDIT: Luchadora
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