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 Le parfum • Patrick Süskind

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Lady Swan
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MessageSujet: Le parfum • Patrick Süskind   Jeu 21 Mar - 3:57



Le parfum - Patrick Süskind • 5.32 euros

Résumé du livre
Le bâtard qui voit le jour dans le quartier le plus nauséabond de Paris s'appellera Grenouille, étrange nom guttural dont Gaillard (sa nourrice) et Grimal (le tanneur qui l'emploie à des tâches répugnantes) se font les échos, comme si la marginalité appelait forcément la marginalité. C'est donc dans la fange parisienne du XVIIIe que Grenouille, né sans parents ni amour, sans racines ni odeur, mène une vie de nomadisme olfactif, volant les odeurs, les imaginant, les recréant pour les infuser au monde entier. Sans distinction hiérarchique, il se pénètre de la moindre senteur, tout d'abord frénétiquement, puis avec méthode, pour finalement se livrer à un projet démiurgique et vampirique. Dans ce voyage jusqu'aux confins de l'imagination à la fois poétique et morbide, Süskind nous entraîne sans repos à la suite de son héros monstrueux, véritable buvard des essences dont l'ultime expérience revêt presque un caractère généreux et mystique.

Extrait
Tout le malheur de l'homme vient de ne pouvoir rester seul dans sa chambre, là où est sa place. Dixit Pascal. Et Pascal est un grand homme, un Frangipani de l'esprit, un artisan dans le meilleur sens du terme, mais les gens de cette trempe ne font plus recette aujourd'hui. A présent, les gens lisent des livres subversifs, écrits par des huguenots ou des Anglais. Ou bien ils écrivent des libelles, ou de prétendues sommes scientifiques, où ils mettent en question tout et le reste. Rien de ce qu'on pensait n'est plus vrai, à les entendre; on a changé tout ça. Voilà que dans un verre d'eau nageraient de toutes petites bestioles qu'on ne voyait pas autrefois; et il paraît que la syphilis est une maladie tout ce qu'il y a de plus normale et non pas un châtiment de Dieu; lequel n'aurait pas créé le monde en sept jours, mais en des millions d'années, si du moins c'étaient bien lui; les sauvages sont des hommes comme nous; nos enfants, nous les éduquons de travers; et la terre n'est plus ronde comme naguère, elle est aplatie en haut et en bas comme melon - comme si ça avait de l'importance ! Dans tous les domaines, on pose des questions, on farfouille, on cherche, on renifle et on fait des expériences à tort et à travers. Il ne suffit plus de dire ce qui est et comment c'est : il faut maintenant que tout soit prouvé, de préférence par des témoins et des chiffres et je ne sais quelles expériences ridicules. Ces Diderot, d'Alembert, Voltaire, Rousseau, et autres plumitifs dont le nom m'échappe (il y a même parmi eux des gens d'Eglise, et des messieurs de la noblesse !), ils ont réussi ce tour de force de répandre dans toute la société leur inquiétude sournoise, leur joie maligne de n'être satisfaits de rien et d'être mécontents de toute chose en ce monde, bref, l'indescriptible chaos qui règne dans leurs têtes!
Où qu'on portât le regard, c'était l'agitation. Les gens lisaient des livres, même les femmes. Des prêtres traînaient dans les cafés. Et quand pour une fois la police intervenait et fourrait en prison l'une de ces signalées fripouilles, les éditeurs poussaient les hauts cris et faisaient circuler des pétitions, tandis que des messieurs et des dames du meilleur monde usaient de leur influence, jusqu'à ce qu'on libère la fripouille au bout de quelques semaines, ou qu'on la laisse filer à l'étranger, où elle continuait à pamphlétiser de plus belle. Et dans les salons, on vous rebattait les oreilles de la trajectoire des comètes ou d'expéditions lointaines, de la force des leviers ou de Newton, de l'aménagement des canaux, de la circulation sanguine et du diamètre du globe.
Et même le roi s'était fait présenter l'une de ces inepties à la dernière mode, une espèce d'orage artificiel nommé électricité : en présence de toute la Cour, un homme avait frotté une bouteille, et ça avait fait des étincelles, et il paraît que Sa Majesté s'était montrée très impressionnée. On ne pouvait imaginer que son arrière-grand-père, ce Louis-le-Grand qui méritait son nom et sous le règne béni duquel Baldini avait encore eu le privilège de vivre de nombreuses années, eût toléré qu'une démonstration aussi ridicule se déroulât sous ses yeux ! Mais c'était l'esprit des temps nouveaux, et tout cela finirait mal !
Citations
Oui, il faudrait qu'ils l'aiment, lorsqu'ils seraient sous le charme de son parfum ; non seulement qu'ils l'acceptent comme l'un des leurs, mais qu'ils l'aiment jusqu'à la folie, jusqu'au sacrifice de soi, qu'ils frémissent de ravissement, qu'ils crient, qu'ils pleurent de volupté, sans savoir pourquoi, il faudrait qu'ils tombent à genoux comme à l'odeur de l'encens froid de Dieu, dès qu'ils le sentiraient, lui, Grenouille ! Il entendait être le Dieu tout-puissant du parfum, comme il l'avait été dans ses rêveries, mais que cette toute-puissance s'exerce dorénavant dans le monde réel et sur des êtres humains réels. Et il savait que cela était en son pouvoir. Car les hommes pouvaient fermer les yeux devant la grandeur, devant l'horreur, devant la beauté, et ils pouvaient ne pas prêter l'oreille à des mélodies ou à des paroles enjôleuses. Mais ils ne pouvaient se soustraire à l'odeur. Car l'odeur était soeur de la respiration. Elle pénétrait dans les hommes en même temps que celle-ci ; ils ne pouvaient se défendre d'elle s'ils voulaient vivre. Et l'odeur pénétrait directement en eux jusqu'à leur coeur, et elle y décidait catégoriquement de l'inclination et du mépris, du dégoût et du désir, de l'amour et de la haine. Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes.

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"Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie."
Johannes Wolfgang von Goethe

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MessageSujet: Re: Le parfum • Patrick Süskind   Jeu 21 Mar - 3:58

C'est un roman particulier qui ne pourrait pas plaire à tous. Évidemment, le thème principal est les odeurs.
En fait, c'est l'essence même du livre. Le voyage que l'on fait avec Grenouille à travers la France et ses parfums est incroyable. On a l'impression de sentir et de ressentir tous ces parfums. C'est le point majeur du livre qui en fait un chef-d'oeuvre. C'est un roman marquant, assez horrible par moment. On ne s'attache pas au personnage principal, mais on veut à tout prix savoir ce qu'il devient. Il est si complexe à analyser. J'ai aimé le contexte historique dans lequel les personnages évoluent. Le siècle des lumières, des révolutions scientifiques et politiques. Par contre, c'est un livre très descriptif, parfois même trop. Il n'y a pas beaucoup d'actions. Je suis consciente que ce n'était pas le but premier, mais tout prend tellement de temps à se mettre en place que j'étais plongée parfois dans un état de somnolence jusqu'à qu'un rebondissement survienne. Je crois que ce sont les nombreuses énumérations et les descriptions des procédés de parfumerie qui m'ont ennuyées. Instructives, certes, mais pas passionnante.
J'ai peur d'être un peu trop dure... mais après avoir terminé ma lecture je suis assez satisfaite. Un livre très certainement marquant et touchant!

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MessageSujet: Re: Le parfum • Patrick Süskind   Mar 10 Juin - 4:48

Un chef-d'oeuvre selon moi!
L'auteur s'est dépassé ici.  Une vision dure mais intéressante.
Et les odeurs... on croirait pouvoir les toucher, les goûter.  Étant très très sensible aux odeurs, j'ai beaucoup apprécié.
Le film qu'on en a tiré est excellent aussi!
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MessageSujet: Re: Le parfum • Patrick Süskind   Mar 10 Juin - 19:50

La lecture paraît difficile aussi ? Avec tout plein de descriptifs, même si c'est une œuvre magnifique je me doute bien, faut avoir l'envie pour le lire, non ?
Merci pour vos avis !
N'oubliez pas de mettre votre choix dans le sondage. :)

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MessageSujet: Re: Le parfum • Patrick Süskind   Mer 11 Juin - 2:22

Oui, c'est vrai que la lecture peut être difficile, mais au delà de ça c'est un magnifique roman dont le but n'est pas nécessairement de nous perdre dans un flot d'action. Je suis totalement d'accord, artémis, la description des odeurs est très intense!

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