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 Les Bannis et les Proscrits • T2 Le Sortilège de la Sor'cière • James Clemens

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Snowdreamer
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MessageSujet: Les Bannis et les Proscrits • T2 Le Sortilège de la Sor'cière • James Clemens   Mer 25 Juil - 10:13



Les Bannis et les Proscrits, T2 Le Sortilège de la Sor'cière (Cinq tomes) - James Clemens • 22,00 €

Résumé du livre
Elena n'était qu'une jeune fille de ferme. Et la voilà destinée à sauver son pays d'une force maléfique... ou à mourir d'avoir essayé. Elle porte désormais la marque de la sor'cière dans la paume de sa main. Cette tache écarlate est la preuve d'un don fabuleux à la puissance inimaginable : un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s'opposer aux créatures et au mal du Seigneur Noir. Pourtant Elena n'est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d'une cité perdue où, selon la prophétie, un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir. Mais si celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible...

Extrait
Elena sortit de la grotte, écartant d'une main le rideau de cuir qui gardait la chaleur des feux dans le refuge des montagnards. Le printemps était déjà vieux d'une lune, mais, à cette altitude, un vent glacial soufflait encore durant les premières heures de la matinée. Dehors, l'air sentait la sève de pin et le coquelicot des landes, et une brise tiède augurait de l'été à venir.
Elena repoussa la capuche de sa pelisse de laine verte et leva les yeux. Les pics encore couronnés de blanc semblaient pencher vers elle, comme s'ils menaçaient de s'écrouler, et le rugissement d'une centaine de cascades nées de la fonte des neiges se répercutait dans la vallée. Après un interminable hiver durant lequel le temps avait paru aussi figé que l'eau des rivières, le redoux était pareil à une nouvelle naissance.
En souriant, Elena fit un pas. Mais, comme pour lui rappeler que l'hiver n'avait pas encore totalement relâché son emprise sur les montagnes, son talon glissa sur une plaque de glace noire. La jeune fille battit des bras sans résultat et atterrit lourdement sur les fesses, au milieu de la piste rocailleuse.
Derrière elle, elle entendit du cuir frotter contre de la pierre tandis qu'Er'ril écartait à son tour le rideau pour la rejoindre.
— Fillette, il ne faudrait pas que tu te brises le cou avant même que nous ayons quitté les Dents. (Il lui tendit la main pour l'aider à se relever.) Tu n'as rien de cassé ?
— Non, ça va. (Les joues assez brûlantes pour faire fondre la glace sur laquelle elle était tombée, Elena se releva seule.) Je n'ai pas vu... J'ai glissé...
Face à l'expression sévère du guerrier, elle poussa un soupir et se détourna. Sous ses sourcils noirs, les yeux gris d'Er'ril semblaient toujours la juger. Et pourquoi ne lui prêtait-il attention que quand elle se brûlait le doigt à une flamme ou se cognait le pied contre une pierre ? Elle s'essuya les paumes sur son pantalon gris, cherchant à recouvrer sa dignité. Mais elle ne trouva qu'une tache humide sur son séant.
— Ça fait longtemps que les autres attendent, dit Er'ril en la dépassant et en attaquant la montée des trois cents marches qui conduisaient à la passe où le reste de leur groupe s'était rassemblé. Même le loup devrait être de retour.
Fardale était parti au lever du jour pour reconnaître les pistes qui menaient vers les lointaines vallées. Pendant ce temps, Nee'lahn et Méric avaient reçu pour mission de seller les chevaux et de préparer le chariot tandis que Tol'chuk et Mogweed chargeraient provisions et équipement. Seul Kral était resté en bas pour faire ses adieux à son clan.
— Si nous voulons franchir le col avant la tombée de la nuit, dit Er'ril en gravissant les marches, nous devons nous mettre en route sans tarder. Regarde donc où tu mets les pieds au lieu d'admirer les nuages.
À peine avait-il fini sa phrase qu'une plaque de glace le déséquilibra. Il tendit son bras unique pour se rattraper et dut redescendre deux marches en sautillant. Quand il jeta un coup d'œil à Elena par-dessus son épaule, la jeune fille vit que son visage s'était encore assombri d'un ton.
— Je ferai attention, promit-elle en baissant humblement les yeux — mais sans réussir à réprimer une grimace moqueuse.
Er'ril grommela quelque chose entre ses dents et reprit son ascension.
Ils négocièrent le reste de l'escalier avec prudence et sans un mot, chacun enveloppé dans son propre cocon de silence. Mais Elena imaginait qu'ils pensaient tous deux à la même chose : au voyage qui les attendait, à toutes les contrées d'Alaséa qu'ils devraient traverser pour atteindre Val'loa. Quelque part au cœur de la cité enfouie se trouvait le Journal Sanglant qu'Er'ril avait dissimulé des siècles plus tôt : l'ouvrage qui, selon la prophétie, contenait la clé pour sauver Alaséa de la noire corruption du Gul'gotha. Parviendraient-ils à récupérer le Grimoire ? Leurs compagnons et eux formaient une troupe bien hétéroclite ; ils avaient tous des origines différentes et des raisons d'entreprendre ce périple qui ne l'étaient pas moins.
Ils avaient passé le plus gros des dernières semaines à préparer leur expédition — à choisir leur trajet et à rassembler le matériel nécessaire. À présent, ils étaient partagés entre le soulagement du départ tant attendu et l'angoisse de quitter la sécurité des montagnes. Depuis la veille, une chape de silence pesait sur les épaules de chacun d'eux, à l'exception de...
— Ho ! lança une voix familière derrière eux.
Ils s'arrêtèrent au début de la piste. En pivotant, la jeune fille vit la silhouette massive de Kral se faufiler par ce qui, de loin, semblait être une ouverture minuscule à flanc de falaise. Le montagnard agita un bras gros comme un tronc d'arbre.
— Attendez-moi, j'arrive ! lança-t-il de sa voix pareille au grondement d'un éboulis.
Le dos courbé sous un lourd paquetage, il monta les marches trois par trois, d'un pas bondissant. Elena frémit et retint son souffle. Elle était stupéfaite du peu de montagnards qui se rompaient le cou sur les pistes gelées. Kral se mouvait sans la moindre hésitation, et jamais ses pieds ne glissaient sur la roche. Était-ce l'expérience ou la chance qui l'empêchait de faire une chute mortelle ? se demanda la jeune fille.
Le colosse eut bientôt rejoint ses amis.
— C'est une belle journée pour partir en voyage, commenta-t-il, pas même essoufflé par la rareté de l'air à cette altitude.
Il était le seul membre de leur groupe qui ne paraissait nourrir aucune ambivalence au sujet de leur expédition. Tandis que les autres se renfermaient à l'approche du départ, Kral n'avait manifesté qu'impatience et énergie débordante. Il était constamment en train d'inventorier leur équipement, d'affûter leurs armes, de limer les sabots des chevaux ou de mesurer la fonte des glaces.
Remarquant son large sourire, Elena se décida à lui poser la question qui la travaillait depuis un moment.
— Tu n'as pas l'air très triste. Ça ne te fait vraiment rien de quitter ton village ?
Kral se passa une main dans son épaisse barbe noire. Une expression amusée adoucit ses traits.
— Le printemps est traditionnellement la saison de la dispersion pour les gens de mon peuple. Quand les passes redeviennent praticables, nous nous répartissons en différents foyers et nous partons arpenter les routes marchandes. Nous ne nous réunissons pas avant la fin de l'automne. En vérité, nous n'avons pas de village à proprement parler. Tant qu'il y a de la pierre sous nos bottes et un cœur dans notre poitrine, nous sommes chez nous.
D'un signe de tête, il invita ses compagnons à avancer. Pourtant, Er'ril demeura immobile.
— Tu dis la vérité, comme tous les montagnards, mais tu ne nous racontes pas tout. (Perché deux marches au-dessus de Kral, il pouvait plonger son regard droit dans celui du colosse.) Je crois savoir pourquoi tu as tellement hâte de partir.
Le demi-sourire de Kral se mua en un pli dur.
— Vraiment ? Et pourquoi donc, homme des plaines ? demanda-t-il, les yeux plissés.
— Lorsque nous nous sommes rencontrés à l'auberge de Gelbourg, tu as mentionné une prophétie selon laquelle ma réapparition annoncerait la fin de ton peuple, répondit Er'ril sans se troubler.
Le montagnard détourna les yeux comme pour étudier les craquelures de la glace qui recouvrait les marches.
— Tu n'es pas seulement excité à l'idée d'arpenter de nouveau les routes : tu es soulagé que je m'en aille et que ton clan ait survécu, affirma Er'ril.
— Tes paroles me font honte, marmonna Kral sans détacher son regard de la pierre gelée.
— Telle n'était pas mon intention.
— Alors, quelle était-elle ?
— Je souhaitais juste t'exprimer ma gratitude. (Er'ril agrippa l'épaule du colosse, qui écarquilla les yeux.) Je t'ai déjà remercié de nous avoir offert le gîte et de m'avoir soigné quand le poison des gobelins coulait dans mes veines, mais je ne t'ai jamais remercié pour le risque que ton clan a pris en me recueillant. Vous connaissiez la prophétie et, pourtant, vous m'avez abrité tout l'hiver.
— Tu ne nous dois rien, pas même des... remerciements. (La langue de Kral avait buté sur le mot.) Il nous était impossible d'agir autrement. Nous sommes liés à la Pierre, et nous ne nous dérobons pas devant notre devoir — pas plus que devant une quelconque prophétie, aussi alarmante soit-elle.
— Néanmoins, j'ai une dette envers vous, mon ami. (Er'ril pressa l'épaule de Kral une dernière fois, puis laissa retomber son bras et pivota vers la passe des Esprits.) Et les gens des plaines en connaissent un rayon sur l'honneur, eux aussi.
Elena emboîta le pas au guerrier, non sans avoir remarqué la lueur de respect qui s'était allumée dans les yeux de Kral.
Comme ils montaient vers la passe, Er'ril se mit à boiter légèrement sur sa jambe droite ; de toute évidence, l'ascension sollicitait beaucoup trop l'os que le couteau du gobelin avait touché, l'automne précédent. Le poison avait fait fondre la chair du guerrier. Une fois rétabli, celui-ci avait assez vite repris des forces et du muscle, mais le souvenir de ses blessures demeurait et se manifestait de nouveau à chaque effort soutenu.
Citations
"...Tant qu'il y a de la pierre sous nos bottes et un cœur dans notre poitrine, nous sommes chez nous."
"Certaines choses gagnaient à ne pas être réveillées."


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